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FAMILLE
Cyprinidés
 
NOM LATIN
Pseudorasbora parva (Temminck & Schlegel, 1846)
 
NOMS FAMILIERS
Chat, barbichu, petit silure
 
DESCRIPTION
Son corps est allongé, de couleur gris argenté à verdâtre, le dos étant sombre  et les côtés plus clairs. Un liseré plus foncé se dessine sur le bord postérieur des écailles, et une bande brune  est visible sur les flancs, en particulier chez les juvéniles. La tête présente une fente buccale caractéristique, presque verticale lorsque la bouche est fermée. Les nageoires dorsales et anales sont courtes. En période de reproduction,  le mâle présente des boutons nuptiaux très développés autour de la bouche et des yeux, tandis que sa couleur générale vire au gris violacé ; la femelle arbore de son côté une teinte plus dorée. Le pseudorasbora  est un petit poisson, la taille des plus gros spécimens ne dépassant guère 12 cm.
 
REPARTITION ET HABITAT
Le pseudorasbora est originaire de l’est de l’Asie : Japon, Chine, Corée et bassin du fleuve Amour. Introduit en Roumanie sous forme d’alevins en 1960, il a rapidement colonisé le bassin du Danube. La rapide progression en Europe et en Afrique du Nord est liée à des introductions accidentelles et / ou volontaires et à sa forte capacité à coloniser de nouveaux habitats. Les conditions de son introduction en France ne sont pas précisément connues mais dateraient de la fin des années 70. Souvent déversée en tant que poisson fourrage, cette espèce est surtout présente dans le centre et l’est de la France.
On peut trouver le pseudorasbora en eau courante, mais il semble qu’il préfère les eaux lentiques ou stagnantes : grands et petits cours d’eau lents de plaine, canaux, étangs, etc.…  Certaines lagunes côtières saumâtres de France présentent des populations bien établies (Camargue…).
 
REPRODUCTION
La reproduction a lieu dès la première année au printemps. La ponte importante est souvent déposée sous la face inférieure d’objets immergés. Les mâles présentent alors des boutons de noces très développés.
 
ALIMENTATION
Son alimentation est omnivore. Il se nourrit aussi bien de mollusques, de larves d’insectes, de petits crustacés et de débris de végétaux.
 
FICHE ALERTE
Classé comme nuisible  à  l’échelle mondiale (risque de compétition, prédation des pontes, vecteur de certains parasites…), le pseudorasbora n'a cependant fait l’objet,  jusqu’à maintenant  d'aucune étude scientifique sérieuse prouvant un quelconque impact sur les populations piscicoles autochtones.
Son transport vivant et ou l'utilisation comme vif est interdit, destruction immédiate obligatoire.
   
© LA SARREBOURGEOISE 2015