Les chenilles urticantes font leur retour.

  • A.R.S. Grand Est - 26 mai 2020   

Les chenilles peuvent faire leur apparition dans notre environnement à différentes périodes de l’année.chenille processionnaire2 Certaines d’entre elles sont urticantes et peuvent entraîner des troubles de la santé tels que démangeaisons, conjonctivites, maux de gorge….
La vigilance est donc de mise, en évitant tout contact avec ces chenilles, leur nid et les zones potentiellement infestées.

Les chenilles processionnaires sont connues pour leur mode de vie grégaire et leur déplacement en file indienne. Elles provoquent des dégâts aux végétaux et causent des désagréments importants pour l’Homme car elles sont très urticantes.chenille urticantes1 ARS

Vous avez été exposés à des poils urticants de chenilles processionnaires ?

  • En cas de symptômes légers, consultez votre médecin traitant ou un médecin généraliste.
  • N’appelez le 15 ou consultez un service d’urgences uniquement en cas d’apparition de signes graves tels des vomissements, un malaise, des vertiges, des difficultés à déglutir, des difficultés respiratoires ou une atteinte sévère des yeux.

Il est déconseillé de faire sécher en extérieur les masques respiratoires utilisés dans le cadre de l’épidémie de COVID-19.

En région Grand Est, c’est la chenille processionnaire du chêne qui est la principale espèce proliférative.

Elle provoque des défoliations chez le chêne et des troubles pour la santé humaine. Elle apprécie les lisières des forêts et affectionne les peuplements peu denses.chenille urticantes2 ARS

A partir de son éclosion en avril, cette chenille traverse 6 stades larvaires. Au 3ème stade, mi-mai, les chenilles se dotent de longs poils soyeux caractéristiques, mais aussi de poils microscopiques contenus dans des glandes et qui peuvent être éjectés en cas de stress de l’animal. Ce sont ces poils microscopiques et très durs qui contiennent une protéine toxique susceptible de déclencher des irritations très intenses de la peau et des muqueuses (démangeaisons, conjonctivites, toux irritatives,…), mais aussi parfois des réactions allergiques (urticaire, difficultés respiratoires,…), qui deviendront de plus en plus sévères si les contacts avec l’allergène se répètent.

Pour les randonneurs ou les riverains d’arbres infestés, le risque sanitaire est maximal en mai-juin. Les nids tissés par les chenilles sur les arbres pour abriter leurs nymphes retiennent cependant une multitude de poils qui resteront urticants plusieurs années s’ils sont préservés de l’humidité.

Information santé des forêts - Processionnaire du chêne (pdf, 516.12 Ko)