Le fléau des cormorans et cyanobactéries

  • R.L. Edition Sarrebourg - Château Salins 
Les étangs sont leur garde-manger et ces oiseaux s’avèrent voraces.cormorant Les cormorans , excellents nageurs et plongeurs, sont toujours dans le viseur des pêcheurs. Un cormoran dévore au moins 500 g de poisson par jour. « On ne peut pas vraiment quantifier la perte sur nos étangs, mais on sait qu’il y a entre 700 et 800 cormorans sur le Stock et à Gondrexange, avec deux dortoirs recensés », livre Jean-Louis Ledien, le président de l’AAPPMA La Sarrebourgeoise.
 
06 mars 2020 à 05:02 
photo RL cormoran
Un cormoran dévore au moins 500 g de poisson par jour. Photo archives RL/Laurent MAMI
 L’association possède deux effaroucheurs pour éloigner ces volatiles. Mais elle ne peut les mettre en place que sur les petits plans d’eau, comme le Neuf-Etang et Bénestroff. « Il faudrait en installer plusieurs sur les berges et le territoire de l’ONF et VNF, mais il faut obtenir des autorisations et cela a un coût. En plus, on n’a pas le droit de les placer à moins de 100 m des habitations. cyanobacteriesLa solution réside dans les tirs de régulation ou le traitement par drone. Nous n’avons pas fini de mener ce combat. »L’autre problématique des pêcheurs, ce sont les cyanobactéries ou algues bleues qui produisent des toxines. À forte concentration, comme cela a été le cas l été dernier , elles mettent en péril la faune aquatique. Selon le taux, la consommation du poisson est interdite. Presque chaque année, les étangs réservoirs sont touchés. Jean-Louis Ledien suggère que « des laboratoires mènent des études sur les impacts des cyanobactéries sur les différentes espèces de poissons, pour savoir lesquelles sont les plus enclines à accumuler ces toxines, et ainsi pouvoir donner des conseils sur la consommation. »